Colloque / Séminaire

ICODOC 2021

Du 6 octobre 2021 au 8 octobre 2021

En 2021, la commission doctorants du laboratoire ICAR organise son quatrième colloque international pluridisciplinaire de jeunes chercheur·e·s (doctorant·e·s et docteur·e·s) travaillant dans les domaines des deux disciplines représentatives des axes de recherche du laboratoire : les sciences du langage et les sciences de l’éducation. Pour cette édition, nous souhaitons proposer un espace de réflexion autour des savoirs, thème représenté au laboratoire ICAR etqui suscite aujourd’hui un intérêt grandissant dans la recherche en sciences humaines et sociales.

Le savoir au prisme du langage : acquisition, transmission, manifestations

L’édition 2021 du colloque de jeunes chercheurs ICODOC s’ouvrira sur la thématique du savoir. Concept très vaste, il peut être abordé de multiples points de vue et avec diverses méthodes. Nous proposons de l’envisager au prisme du langage qui représente un moyen de manifestation, de transmission mais aussi de transformation du savoir. Cette approche est celle adoptée au laboratoire ICAR où les liens entre savoir et langage sont étudiés selon des axes multiples : l'acquisition du savoir à travers le langage, comme dans le cadre de l'éducation institutionnalisée (Tiberghien, 2016, Veillard & Lambert, 2015, Blanc, 2014), entre parents et enfants, entre pairs ou dans d'autres contextes ; aux recherches sur l'acquisition du langage même, par exemple dans les mécaniques cognitives chez l'enfant (Lund, 2016) ; ou encore à l'apprentissage d'une langue étrangère et la transmission du savoir en didactique des langues (Guichon & Koné, 2015), ou même à la gestion du savoir en situation de bilinguisme (Cohen, 2016). La présentation et la co-construction du savoir en interaction (Lund, 2019, Mondada, 2013) et dans des langues de différentes familles avec par exemple la question épistémique et d'évidentialité (Drubig, 2001, Bickel, 2008) ont également été étudiées, tout comme le savoir en tant qu’objet appartenant à un système sémiotique ou culturel (Badir, 2010 ; Basso, 2015/2019) ou encore les problématiques de préservation d'une information lors d'une traduction liées aux différences culturelles et contextuelles (Alunni, 2013 ; Carpi, 2006).

Représentant souvent le savoir dans leurs domaines, les chercheuses et chercheurs en sciences humaines nécessitent l’apport d’autrui dans leurs travaux, afin de solliciter son savoir et de le questionner. On peut donc se demander ce qu’est le savoir, d’où il provient, et comment il se répartit.